Cette année, pour nos vacances culturello-reposantes, nous nous rendons à Milan une dizaine de jours. Cette ville, l’une des plus importantes d’Europe, fait partie du « pentagone des capitales » européennes et compte 1,8 million d’habitants pour la ville stricto sensu et 7,1 millions pour l’aire urbaine. Capitale économique de l’Italie et bien sûr, l’une des capitales de la mode, Milan regorge également de nombreuses richesses culturelles que nous comptons bien découvrir, comme les 2 millions de touristes qui fréquentent la ville chaque année !

Cette chère SNCF !

Nous sommes arrivés le 22 juillet à Milan à 6h25 du matin (au lieu de 5h38) après quelques inquiétudes et un voyage de nuit pas vraiment reposant. Pour résumer, le train pour aller à Dijon était en retard… mais celui pour aller à Milan aussi, donc pas de problème de correspondance. Puis nous sommes montés dans le train-dodo en direction de Milan. Au départ, cela semblait intéressant, car on ne perd pas une journée à voyager, et puis le « confort à bord de Lunéa, pour un voyage de nuit confortable et tranquille. Rêvez… et réveillez vous frais et dispo à destination ! ». La réalité est quelque peu différente. Disons que le train bouge « un peu », qu’il fait « un peu de bruit », qu’on nous réveille « un peu » aussi, et je ne parlerai pas de l’entretien des wagons. En résumé, nous avons dû « dormir » 2 heures pour les deux, ce qui est « un peu » léger pour être « frais et dispo ». Sinon, pour les curieux, voici ci-contre à quoi ressemble une cabine couchette de 2e classe (six lits superposés).

Hôtel

Après être sortis de la gare principale de Milan [style mussolinien trèèèès monumental], nous nous sommes rendus à notre hôtel, situé juste au sud du quartier de la gare, à dix minutes à pieds du centre. Par rapport à ce à quoi nous étions habitués, c’est le grand luxe – même si c’est Milan, c’est toujours l’Italie, soit moins cher ! – et surtout cli-ma-ti-sé, ce qui se révèle très important, voire vital. Ci-dessous, notre base pour la suite des opérations :

Passage au centre-ville

Galleria Vittorio Emanuele II. Nous avons déposé nos valises à l’hôtel, et, en attendant de prendre notre chambre, nous avons effectué un petit tour au centre-ville. Nous y étions assez tôt, et l’ambiance s’est révélée plutôt agréable – surtout après le petit déjeuner et la dose d’expresso nécessaire pour tenir debout le plus longtemps possible. Nous nous sommes rendus à la Galleria Vittorio Emanuele II. Cette galerie date de la deuxième moitié du XIXe siècle, et porte le nom de Victor-Emmanuel II d’Italie (1820-1878). Elle permet de passer de la Piazza della Scala à la Piazza del Duomo. La galerie est en forme de croix et de style néo-classique. Elle est recouverte par une impressionnante verrière. A l’intérieur, se trouvent des grandes boutiques, libraires, cafés – même un McDo…

Duomo. En sortant de la galerie, nous sommes arrivés en face du Duomo. Je n’en dis pas plus car nous allons bien sûr y revenir pour le visiter. Ci-dessous, deux clichés et une vidéo de la Piazza del Duomo.

Leonardo. De l’autre côté de la galerie, sur la Piazza della Scala, l’on peut admirer une statue en hommage à Léonard de Vinci, lié à la ville de Milan – il a été un temps au service des Sforza.

San Francesco di Paola. Nous avons également visité l’église San Francesco di Paola. Le bâtiment a été construit au début du XVIIIe siècle, et faisait alors partie du couvent des Pères Minimes. L’église est de style baroque. Paradoxalement, elle appartenait à un ordre très austère, et se trouve aujourd’hui près des boutiques de luxe ! Mais qu’importe pour les Milanais. Nous avons vu beaucoup de personnes se succéder dans l’église. Elles viennent prier le matin avant de se rendre au travail.

Quartier San Siro

Stadio Giuseppe Meazza.

L’après-midi, comme seulement quelques-uns de nos neurones étaient en activité, nous nous sommes rendus au quartier San Siro. Nous sommes allés voir le fameux stade Giuseppe Meazza, des deux clubs de la ville. Même en restant à l’extérieur, il est assez impressionnant, et l’on peut surtout apprécier sa forte inclinaison. Si l’on passe dans le quartier sans être informé de la présence du stade, les graffitis des supporters en majorité interistes (notamment sur l’hippodrome), divers et colorés – pour insulter le Milan de toutes les manières -, sont là pour la rappeler.

Cheval de Léonard. A côté du stade San Siro, se trouve l’hippodrome. Devant l’entrée, est exposé le fameux Cheval de Léonard. Cette statue a connu une histoire assez compliquée. Il s’agissait d’une commande de Ludovic Sforza, duc de Milan. Léonard de Vinci devait réaliser une statue équestre à la gloire de François Sforza. L’artiste a étudié pendant près de 16 ans afin de réaliser une oeuvre capable de dépasser ses prédécesseurs, et que le cheval repose sur deux pattes – un défi technique. Malheureusement, une fois que le moule a été réalisé, les guerres contre les Français ont empêché de réunir le bronze nécessaire, et le modèle et le moule ont été détruits. C’est finalement en 1999, après diverses péripéties – le premier mécène est mort au bout de 15 ans à lever des fonds se montant à 2,5 millions de dollars ! -, que deux exemplaires du cheval sont montés et exposés à Milan et dans le parc Grand Rapids du Michigan. Le cheval mesure 8m de haut. Il est en bronze et composé de sept sections soudées ensemble – il n’était pas possible de tout fondre d’une pièce au XVe siècle.

Giardini

Enfin, en rentrant à l’hôtel, nous avons traversé le Giardini Pubblici Indro Montanelli. C’est un parc qui date de la fin du XVIIIe siècle et dans lequel se trouve le Musée d’Histoire naturelle (et le Planetarium). Le parc abrite différentes espèces d’arbres, un étang etc.